Ma vie Mon cul

– Que faites vous dans la vie dans la vie ?
– Ce que je peux…

Telle est souvent la réponse que je m’amuse à donner, car il est parfois difficile de rester crédible à l’énoncer des nombreuses casquettes qui constituent l’éventail de mes activités. Aller, je vous la fais longue ;

Réalisateur – Storyboarder – Motion-designer – Graphiste – Maquettiste – Illustrateur – peintre – aquarelliste – sculpteur et fondeur de bronze.

Derrière la maison, près de la mer, dans une ancienne chapelle, ce petit atelier est un bonheur de tranquillité.

Ceux qui tiennent jusqu’au bout sont souvent surpris de ce dernier métier incongrue, en voie de disparition et pourtant si enrichissant qu’est le fondeur de bronze.
Activité dont le cœur de métier est le moulage et que j’ai eu la chance d’apprendre avec un grand maître, Imré Kun. Avec la maquette, enseignée au Lycée Vox de Paris, le Storyboard par le fabuleux Rémy Brenot au Gobelin, et la peinture/modelage venue de tant d’année assidues à l’Atelier Elzevir de Paris, vous aurez fait le tour de mes enseignements.

Le reste est obtenu en autodidacte avec le soutient des amis, des proches, de tout ceux qui croient en vous… Plus que vous n’y croyez vous-même. Dont Tignous, ami d’enfance, et qui m’a fait rencontrer Juan Rodriguez à la renaissance de Charlie-Hebdo, en 1993. Acolyte avec qui j’ai la joie de travailler depuis.


Sélections & Récompenses

29 sélections internationnales pour « Pandas dans la brume » d’après Tignous, série en dessin-animé, et 2 ème prix « Meilleur Court-Métrage animation/ comédie » au festival North Bay Art and Film Festival de Benicia, près de San Francisco

Sélection au Festival d’Annecy / Multimédia – 2010 pour « Pandas dans la brume »

Prix Orange Beaumarchais 2010 pour « Maurice et Patapon », d’après Charb.

Prix Grand Paris 2012 pour la réalisation du pilote du jeu télé Tic Tac Boum.

Formations

Storyboard animé  formation par Rémy Brenot, école des Gobelins, Paris

Fondeur de bronze  dans l’atelier d’Imré Kun, Paris

Dessin, peinture te modelage  à l’Atelier Elzevir, Paris

.

Iconographie de l’érotisme :

Laissant le soin de s’approprier les images presque abstraites de corps anonymes, chacun se projette dans le fantasme ou se rappelle une image d’un moment de vie particulier vécu ou vu. L’émotion résonne sur l’atavisme primaire, mettant nos sens en éveils dans sa fonction finalement la plus basique ; se reproduire.
La société, l’histoire et les dogmes ont influencés chaque spectateur, c’est ce regard secret qu’il est proposé de questionner, comme une introspection intime, personnelle, qui restera secrète.
Hétéroclite, allant du pop-art à l’abstraction, son expression passe aussi par la sculpture, les installations ou les meubles, la lingerie en papier (qui se déchire…)

Désir d’émotions
Traiter le désir part d’abord d’une certaine fascination pour le corps féminin, en tant que beauté, en tant que charisme, charme, chaleur. Le désir et l’excitation qui l’accompagne provoque une émotion spécifique qui sera le cœur de l’intention artistique.
Le sujet fascine, a toujours fasciné. Et ce, depuis que le corps s’est retrouvé caché par des vêtements. Aujourd’hui, il n’arrive d’être à poil que pour se laver ou se changer, chez le médecin, sur certaines plages, éventuellement chez soi en suivant un style de vie très nature (mais à l’abri des regards). Si tout le monde est nu à la naissance, il ne reste que certaines populations du globe qui conserveront les bijoux comme unique habit.
Ici, le nu sous-entend l’amour, et plus particulièrement les rapports amoureux. Ici, l’ambiance se veut complice, détendue, coquine. Plaisir dans le cadeau, le jeu, le respect. Pas de mise en scène scabreuse, si l’on est attaché, c’est qu’on l’a demandé.

Registre d’émotions
L’art pictural capte et transcende un couché de soleil ou un pot de fleurs. L’ émotion de la chair offerte au regard reste particulière…. Car elle flirte avec le voyeurisme ? Car elle révèle une beauté cachée ? Le sujet est puissant, auréolé d’interdits (à travers l’histoire de l’art, de nombreux subterfuges ont été utilisés pour faire passer la pilule) et fascine tant par sa beauté que sa difficulté d’exécution. Le corps humain est une forme complexe et fragile.
Cette matière n’a donc jamais cessé de fasciner. D’ailleurs fascination s’accorde parfaitement avec fantasme. L’ évolution du temps et des mœurs n’entame pas le carcan qui l’entour.
Depuis 20 ans que Garance s’exprime sur sa représentation, nous sommes passés d’un retour à la lingerie froufrou sans tabous dans les années 90, à un nouvel ordre moral d’une époque segmentée, cloisonnée par la prolifération de médias. L’ érotisme est toujours là, chacun le vit, le voit avec son propre prisme.
Plutôt que d’apporter des réponses le travail présenté nous confronte à une question :

Où en est le spectateur de l’érotisme, du fantasme, de sa sexualité personnel et intime.

Si le corpus est une recherche d’expression de la volonté et de présenter la question sans plus de réponses, les formes d’expression, peinture ou objets sont là pour canaliser et cerner ce sujet. Guider le ressenti au cas où le doute serait encore permis… non non madame, monsieur, nous parlons bien ici de luxure, détendez vous, ça va bien se passer.

Le nu comme émotion
Revisiter les poses traditionnelles des cours d’anatomie en ajoutant le piquant d’une lingerie transforme le classicisme en espièglerie contemporaine. Un peu d’humour, jamais de pathos, de tristesse, de froideur.
Cette approche de l’abstraction n’est pas exactement l’image d’Épinal, où l’on cherche un deuxième dessin caché. Plutôt une lecture graphique que le thème va éclairer, entre René Gruau et Joan Miró, jouer avec la composition par des taches qui, si elles devaient représenter quelque chose, ne pourrait être que lié à l’érotisme. Recadrer, en plan serré, ou aéré en ne représentant qu’une partie du corps, permet de glisser sur la frontière réel/imaginaire.
« Oublier le tout pour ne garder qu’un détail celui qui porte une signification. » Disait Gérard Schlosser. Référence en peinture avec John kacere. Comme également Ralph Gibson ou Horst P Horst en photo.

Raconté par le détail.

D’un ensemble des lignes ou de surface sort un corps : simplement mis en évidence, juste dessiné, juste reconnaissable. Sein, téton fesses jambes nombril ou culotte vont identifier le portrait de corps. Les nus sont toujours anonyme, pas de figure pour identité, c’est le nu qui devient portrait. Le flou de l’aquarelle donne un dessin presque naïf, une marge de pudeur pour lasser l’esprit faire « le reste ».

Amener l’animation
Mais toujours du point du vue du spectateur. Le mouvement se crée par le déplacement du cadre, dans la série des « Marie-Louise » ; le passe-partout glisse, cache une partie du dessin que l’on ne peut jamais voir dans sa totalité. La source même de l’érotisme. Cacher ce que l’on veut montrer, pour faire monter le désir, la découverte.
Artiste multi-carte, Thierry Garance est par ailleurs réalisateur de dessin-animé. Le croisement des activités, et la notion de mouvement dans le temps est ainsi apparue en peinture et sculpture. D’abord avec les enseignes lumineuses dont l’allumage apporte un deuxième état dans la composition, révélant une une partie de corps par un jeu de lumière en ombre chinoise. (Enseigne « Garance Culottier »)
Sur les sculptures, le principe de l’ombre chinoise vient prolonger sur le mur le corps tronqué (série des ronde-bosse «Piercing », « Q » ou « Attente », en résine ou bronze, comprenant batterie rechargeable et Led).

Explorer les moyens d’expression graphique et matériel afin d’élargir la palette de sensibilité, de ressenti permet à Thierry Garance d’avoir plusieurs années de projets dans les cartons. 

Télécharger le PDF de la présentation « Iconographie de l’érotisme » ; Presentation thGarance